Expect the Unexpected – la devise de Royal Bliss, les nouveaux Mixers Premium conçu par des barmans pour des barmans, va comme un gant à Midi Gottet. Enfant, il souhaitait devenir mécanicien automobile à New York, conducteur de train aux CFF ou gourou. Au fil de sa vie, il est finalement devenu magicien, acteur, poète, humoriste et bien plus encore.

Il a même été brièvement « Dame Fortune ». Lors du Royal Bliss Bar Tour à Zurich, Berne et Lucerne, il fut le génial et éloquent meneur de la soirée a tiré au sort des prix pour le moins inattendu ! Regarde par toi-même !



Dans une interview avec Coca-Cola Journey, Midi Gottet révèle la formule magique secrète de l’humour et explique pourquoi il se rend au fitness sur Facebook.

Bonjour Midi, as-tu déjà ri aujourd’hui ?

Et comment ! Nous répétons actuellement au Bernhard Theater le programme de strip-tease masculin Ladies Night – la pièce sur laquelle est basé le film « The Full Monty ». Mon collègue Rafael Beutl a improvisé lors d’un de ses strip-teases et c’était absolument grotesque – dans le sens positif bien sûr.

Qu’est-ce qui en dehors de Rafael Beutl faisant son strip-tease te fait le plus rire ?

Ce sont les politiciens. Quand ils racontent des choses auxquelles ils ne croient pas eux-mêmes. Comme disait Frank Zappa, « La politique, c’est la branche divertissement du complexe militaro-industriel. » Oups, maintenant je ne peux plus devenir politicien.


Et maintenant, la Question avec un grand Q, mon cher Midi. Comment devient-on drôle ?

Comme pour tout ce qui est difficile dans la vie : en ne laissant jamais tomber ! Durant toute ma carrière, je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui était drôle dès le début. Ce n’est pas parce que tu es la personne la plus drôle parmi tes copains que tu es forcément bon sur scène. Le test ultime, c’est quand tu « meurs » sur scène – c’est à dire lorsque personne ne rit à l’une de tes blagues, pas même ta mère, tes enfants et ta petite amie au premier rang. C’est vraiment le camouflet ultime de l’existence. Mais tu dois le surmonter. Se lever et continuer ou arrêter.

Comment entraines-tu ton humour ? Est-ce qu’il y a un fitness artistique pour ça?

Oui, il y en a un. Ça s’appelle Facebook. Je peux y tester des blagues et observer les réactions. Si personne ne trouve ça drôle sur Facebook, ça ne passera pas sur scène non plus.

Midi Gottet (Photo: Amanda Nikolic)
Midi Gottet (Photo: Amanda Nikolic)

Au sujet de quoi ne doit-on pas plaisanter ?

C’est un peu petit-bourgeois de dire « on ne plaisante pas à propos de ci ou de ça ». Pour les thèmes difficiles, il est généralement nécessaire de prendre un peu de recul. Finalement, la formule de l’humour ça pourrait être : la comédie c’est un drame + du temps.

Et que faire quand quelqu’un fait une blague qui n’est pas drôle ?

Alors moi je lui dirais : « oh ! je suis désolé, tu m’as perdu au beau milieu de la blague. Je me suis coupé le pied ce matin en me rasant et ma chaussure est en train de se remplir de sang » puis je partirais en trainant le pied.


Sois honnête : quand quelqu’un dans le public a un rire horrible ça énerve grave non ?

Pas du tout ! C’est même le meilleur qui puisse t’arriver – c’est comme de l’essence sur le feu.

Le rire c’est comme bâiller, c’est hyper contagieux. Si quelqu’un rit de bon cœur, cela se propagera au reste du public.

Une question triste pour terminer : y a-t-il des moments où tu n’es pas joyeux ?

Oui, absolument. Les comiques sont toujours des gens très sensibles. Un insensible imbécile ne sera jamais drôle. La comédie c’est comme la danse, ça demande de la sensibilité. On doit percevoir ce qui est drôle. Et qui est sensible, est parfois inévitablement aussi un peu sombre.

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